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We did a unit on the two poets in class. They are interesting people, and it was an interesting time. John Donne is a key metaphysical poet. Here is my favorite John Donne poem that I did my explication on:
A Lecture Upon the Shadow
STAND still, and I will read to thee
A lecture, Love, in Love’s philosophy.
These three hours that we have spent,
Walking here, two shadows went
Along with us, which we ourselves produced.
But, now the sun is just above our head,
We do those shadows tread,
And to brave [splendid] clearness all things are reduced.
So whilst our infant loves did grow,
Disguises did, and shadows, flow
From us and our cares ; but now ’tis not so.
That love hath not attain’d the highest degree,
Which is still diligent lest others see.
Except our loves at this noon stay,
We shall new shadows make the other way.
As the first were made to blind
Others, these which come behind
Will work upon ourselves, and blind our eyes.
If our loves faint, and westerwardly decline,
To me thou, falsely, thine
And I to thee mine actions shall disguise.
The morning shadows wear away,
But these grow longer all the day ;
But O ! love’s day is short, if love decay.
Love is a growing, or full constant light,
And his short minute, after noon, is night.
Ben Jonson was an entirely different poet, he worked for the royalty and was much more business like. He wrote poems about others, much like this one in praise of the aforementioned Donne:
To John Donne
by Ben Jonson |
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Donne, the delight of Phoebus, and each Muse,
Who, to thy one, all other braines refuse ;
Whose every work, of thy most early wit,
Came forth example, and remaines so, yet ;
Longer a knowing, than most wits do live ;
And which no affection praise enough can give !
To it, thy language, letters, arts, best life,
Which might with halfe mankinde maintaine a strife ;
All which I meant to praise, and, yet, I would ;
But leave, because I cannot as I should ! |
Next we are writing research papers about Shakespeare. I am still searching for a topic.
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Tagged: day, John Donne, Love Stories/Romantic, metaphor, metaphysical, Poetry, shadow
Le Loup et le Chien
I have discovered a book of fables by Jean de la Fontaine that my sister used in college. It is surprising and thrilling to find that I know many of the tales from childhood, I just didn’t know the author. Now I can read them in French (fairly well) and marvel at the rhyme that was lacking before.
Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le mâtin était de taille
À se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
« Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien:
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, hères et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi? rien d’assuré: point de franche lippée;
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi: vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit: « Que me faudra-t-il faire?
- Presque rien, dit le Chien: donner la chasse aux gens
Portant bâtons, et mendiants;
Flatter ceux du logis, à son maître complaire:
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes façons,
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. »
Le loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu’est-ce là? lui dit-il. – Rien. – Quoi? rien? – Peu de chose.
- Mais encor? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché? dit le Loup: vous ne courez donc pas
Où vous voulez? – Pas toujours; mais qu’importe?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
A rhyhmic translation of the last few lines:
“It ought to be a precious price
Which could to servile chains entice;
For me, I’ll shun them while I’ve wit.’
So ran Sir Wolf, and runneth yet.”
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Le Corbeau et le renard
Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. »
A ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le renard s’en saisit, et dit : « Mon bon monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. »
Le corbeau honteux et confus,
Jura, mais un peu tard , qu’on ne l’y prendrait plus.
Jean de LA FONTAINE
Fables, livre I (1668)
Cliquez ici pour l’écouter:
www.wheatoncollege.edu
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